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Erich Hartmann Lufwaffe, l'aigle aux 352 victoires

MessagePosté: Mer 26 Juin 2013 10:54
par pingouin
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Né le 19 avril 1922
Décédé le 20 septembre 1993

Service actif : 1940 -1945 (III Reich) puis 1956-1970 (RFA)
Guerre : Seconde Guerre Mondiale
Missions de combat : 1 404
Victoires aériennes homologuées : 352
Appartenance : JG-52
Avions : Bf-109
Grade le plus élevé : Oberst
Médailles :
-Croix de fer de 2e classe
-Croix de fer de 1re classe
-Croix de chevalier de la Croix de fer avec feuilles de chêne, épées et diamants



Pilote de chasse allemand, est l'as allemand au palmarès le plus fourni.
Né dans une famille de passionnés d'aviation (sa mère fonde en 1936 une école de vol à voile), Erich obtient à 14 ans deux brevets de pilote de planeur, puis devient à quinze ans instructeur dans un groupe de vol à voile des Jeunesses hitlériennes. Il s'engage dans la Luftwaffe en octobre 1940 et entre à l'école de pilote en mars 1941. Ses instructeurs remarquent son talent et l'envoient à l'école de chasse. Dès la fin de sa formation de pilote, il rejoint le Groupe 3 du Jagdgeschwader 52 (III/JG52) sur le front de Russie en octobre 1942 où il pilote un Messerschmitt BF109, notamment la version Bf 109G.

Le 5 novembre 1942, il obtient sa première victoire, un mois après sa première sortie en mission de combat, contre un Sturmovik. Fin avril 1943, Erich a déjà effectué 110 missions en qualité d'ailier et avec huit victoires à son actif devient leader. Dès ce moment, il se fixe une règle qu'il respectera en toute circonstance : ne jamais perdre son ailier.

Blessé et fait prisonnier en août 1943, il parvient astucieusement à s'évader et reprend aussitôt son service et est nommé chef d'escadrille. Deux mois plus tard son palmarès est de 150 appareils abattus ce qui lui vaut d'obtenir la Croix de chevalier de la Croix de Fer. En février 1944, il passe le cap des 200 victoires (et obtient les feuilles de chêne). En juillet 1944, poursuivant sur sa lancée, il compte 250 victoires et devient le second lieutenant seulement à se voir remettre la croix de chevalier avec feuilles de chêne et épées. Lorsqu'il obtient sa 300e victoire en août 1944, il reçoit les diamants et, en septembre 44, le général Galland lui propose de rejoindre son escadrille d'as (la JV 44 dotée des redoutables Messerschmitt Me 262). Hartmann refuse la proposition et, promu capitaine, reprend le commandement d'un groupe de chasse au sein de son escadrille.

Avec la fin de la guerre, les conditions de combat sont de plus en plus difficiles pour la Lufwaffe : fin 44, il est ainsi confronté seul à neuf P51 Mustang et après en avoir abattu un, ne doit qu'à son adresse d'échapper aux tirs des huit autres. Il abat son 352e avion sur la plus évoluée des versions du Messerschmitt Bf 109, le modèle K-4, le 8 mai 1945, jour de la capitulation. C'est le score le plus élevé de tous les temps obtenu par un pilote de chasse, Erich Hartmann a volé 1 404 missions de combat pendant la Seconde Guerre mondiale, résultant en 825 combats, et n'a jamais été abattu.

Il n'a jamais été blessé et n'a jamais été forcé de sauter en parachute en raison de dommages causés par des pilotes ennemis. Son tableau de chasse comprend quelque 200 différents chasseurs monomoteurs de construction soviétique, plus de 80 P-39 Airacobra1 de construction américaine, 15 avions d'attaque au sol Iliouchine Il-2, et 10 bombardiers moyens bimoteurs.Il est souvent dit qu'il était plus fier du fait qu'il n'ait jamais perdu un ailier au combat que de son palmarès d'avions abattus.

Il tombe aux mains des Américains et est livré aux Soviétiques, il est condamné à dix ans de prison comme criminel de guerre. Libéré en 1955, il intègre la nouvelle Luftwaffe créée en 1956 avec l'appui des Américains. Il est formé aux États-Unis sur le matériel de l'OTAN, le F-84, après s'être refait la main sur les T-6 et T-33. De retour en Allemagne, il prend le commandement de la première escadrille de chasse à réaction allemande JG 51 Richthofen. Après quelques déboires avec sa hiérarchie, il est mis à la retraite en 1970 avec le grade de colonel (Oberst).

Source Wikipedia

Re: Erich Hartmann Lufwaffe

MessagePosté: Mer 26 Juin 2013 11:25
par vigi
Un pilote d'exception, qui a été du "mauvais coté" comme il est d'usage de le dire.
Mais si l'on extrait ce fait, il faut bien admettre que cet homme fut hors norme.

Jamais abattu, avec un palmarès qui force le respect, j'oserai le comparer à René Fonck qui a connu durant la Première Guerre un destin assez similaire, à savoir, as des as sans jamais avoir été abattu au combat.

Bien sur, on peut dire que ses 352 victoires n'ont pas la même valeur que celles d'un Galland ou d'un Molders qui ont combattu sur le front Ouest, les pilotes soviétiques ayant toujours eut une réputation de "gibier facile".
Mais cela me semble un raccourci un peu facile, qui a d'ailleurs souvent été fait.

D'ailleurs, si il avait été aussi mauvais, les américains ne lui auraient pas refilé un poste à la Luftwaffe dans les années 50.
Son "échange" avec les Soviétiques a également été le sujet de nombreuses polémiques où tout a été dit et son contraire, au point qu'il faudrait être bien habile pour savoir le vrai du faux tant certaines choses approche plus la théorie du complot qu'autre chose. :?
Les soviétiques tenait absolument à récupérer ce "criminel de guerre" (sic !! surtout de leur part), ensuite, cela se perd, certains disent qu'Hartmann aurait aidé les soviétiques pour les tactiques de combat aériens, que l'échange USA/URSS se serait fait sur le compte d'autres allemands, comme des ingénieurs de Peenemünde...etc.

Re: Erich Hartmann Lufwaffe, l'aigle aux 352 victoires

MessagePosté: Mer 26 Juin 2013 12:14
par nanard
Si la théorie des pilotes soviétiques de moindre "qualité" semble effectivement des plus douteuses, il est par contre certain que le matériel aérien mis en œuvre par Ivan était de bien moins bonne qualité que ce qui se trouvait à l'ouest, avec les Spitfire puis, plus tard, Mustang, Tempest et autres.
Cette constatation ne change toutefois rien à la qualité du score réalisé.
Closterman avançait une théorie à deux coup pour expliquer ces scores prodigieux vis à vis des as alliés : les pilotes allemands étaient toujours sur la brèche et ne disposaient pas des tours d'opération dont bénéficiaient les Britanniques, plus tu es sur le coup, plus tu as de chances de faire mouche. La seconde raison, évoquée aussi dans d'autres lectures, fait état d'un manque quasi total de ciné-mitrailleuses, l'attribution des victoires se faisant sur témoignage du pilote et était ou non corroborer par ses ailiers.
On sait que ce fut aussi le problème avec les Américains, au début de leur présence sur le front anglais, Closterman, toujours lui, en parle en racontant que les victoires revendiquées par les mitrailleurs des bombardiers et les chasseurs d'escorte était bien souvent plus important que le nombre d'avions nazis mis en face du raid ! Outre le côté prêtant à sourire, ce fut sur ce genre de délire que les états-major US commencèrent à faire l'évaluation des forces de la Luftwaffe sur le front de l'ouest avant le D-Day, pour estimer les forces qu'ils auraient à contrer ! :siffle:

Re: Erich Hartmann Lufwaffe, l'aigle aux 352 victoires

MessagePosté: Sam 23 Juin 2018 20:04
par mac030
nanard a écrit:Si la théorie des pilotes soviétiques de moindre "qualité" semble effectivement des plus douteuses, il est par contre certain que le matériel aérien mis en œuvre par Ivan était de bien moins bonne qualité que ce qui se trouvait à l'ouest, avec les Spitfire puis, plus tard, Mustang, Tempest et autres.
Cette constatation ne change toutefois rien à la qualité du score réalisé.
Closterman avançait une théorie à deux coup pour expliquer ces scores prodigieux vis à vis des as alliés : les pilotes allemands étaient toujours sur la brèche et ne disposaient pas des tours d'opération dont bénéficiaient les Britanniques, plus tu es sur le coup, plus tu as de chances de faire mouche. La seconde raison, évoquée aussi dans d'autres lectures, fait état d'un manque quasi total de ciné-mitrailleuses, l'attribution des victoires se faisant sur témoignage du pilote et était ou non corroborer par ses ailiers.
On sait que ce fut aussi le problème avec les Américains, au début de leur présence sur le front anglais, Closterman, toujours lui, en parle en racontant que les victoires revendiquées par les mitrailleurs des bombardiers et les chasseurs d'escorte était bien souvent plus important que le nombre d'avions nazis mis en face du raid ! Outre le côté prêtant à sourire, ce fut sur ce genre de délire que les états-major US commencèrent à faire l'évaluation des forces de la Luftwaffe sur le front de l'ouest avant le D-Day, pour estimer les forces qu'ils auraient à contrer ! :siffle:

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