Jean Surzur dit "Pelican"

Ces hommes et ces femmes qui ont fait l'Histoire de l'aéronautique qu'elle soit navale ou non

Jean Surzur dit "Pelican"

Messagepar pingouin » Mer 6 F√©v 2013 12:45

Image
Coll.Loizeau
1919 - 1951

Jean Surzur est n√© le 20 septembre 1919 √† Arzon (Morbihan). Fils d'un officier-marinier, il se passionnne d√®s son enfance pour l'Aviation. En s'engageant dans la Marine √† la fin de 1937, il souhaite ainsi exaucer le vŇďu de son p√®re de voir un de ses fils faire une carri√®re de marin, mais aussi s'initier au pilotage. La fortune familiale ne lui permettant pas de financer des cours trop on√©reux, ce sera donc l'A√©ronautique navale !

Il suit les cours de l'√©cole de pilotage Gn√īme-Rh√īne √† Saint-Chamas (Bouches du Rh√īne) √† partir de novembre 1938, puis d'Hourtin (Gironde), et obtient le brevet de pilote d'hydravion le 8 septembre 1939 (macaron n¬į 2673).Il est d'abord affect√© √† la SE Bizerte (Section d'entra√ģnement et de servitude) √† Sidi-Ahmed (Tunisie) et vole alors sur FBA 17 et CAMS-37. En 1941, il est transf√©r√© √† l'escadrille 1B (qui devient 1BR peu apr√®s) √©quip√©e de bi-moteurs Martin 167.

Après le débarquement allié du 8 novembre 1942 en Afrique du Nord, il fait un bref passage à la Flottille 3F puis profite de la réorganisation de l'Aéronautique navale pour suivre le cours de pilote de chasse d'Igoudar. Il obtient sa certification en juillet 1943 et rejoint alors la 1ère Flottille de chasse qui vole sur de vieux Dewoitine D520, qui faute de rechanges sont condamnés.

Après la dissolution de la 1F les marins sont répartis en quatre détachements pour renforcer des groupes de chasse de l'Armée de l'Air. Il sert donc brièvement au GC I/4 Navarre, puis au GC III/6 Roussillon et enfin, plus longuement, au GC II/6 Travail. C'est avec ce groupe (au sein de la SPA 124) qu'il regagne la France à la fin de 1944 pour participer ensuite aux combats qui se déroulent en l'Italie du Nord. Jusqu'au 8 mai 1945, les missions sont quotidiennes. Il est touché par la Flak le 29 avril mais parvient néanmoins à poser son P39-Q Airacobra sur le ventre.

Avec la paix, les marins sont renvoyés dans leur arme d'origine. Jean Surzur va dès lors participer à la renaissance de l'Aviation embarquée française avec les flottilles 1F (Seafire III) puis 12F (Seafire III et XV).

A compter de mai 1950, il occupe la fonction de moniteur et participe activement à la formation des jeunes pilotes à l'Ecole d'Aviation embarquée (escadrille 54S) sur Seafire III et XV, Hellcat, Helldiver et Morane-Saulnier 472 et 474.

Le 29 octobre 1951, au cours d'un exercice de vol dans les nuages, son chasseur F6F-5 Hellcat est percuté par celui de son ailier droit, et les deux appareils s'écrasent dans l'arrière pays toulonnais. Les deux pilotes sont tués.

L'Officier des Equipages Jean Surzur totalisait 2242 heures de vol dont 62 de nuit, 93 appontages, 2 ratogages (décollage assisté par des fusées sur Seafire III) et 3 sauts en parachute.

Une stèle a été érigée sur le lieu du crash par ses camarades de la 54S et les Bretons d'Hyères. Celle-ci est désormais inaccessible car située sur un terrain militaire et entourée d'un maquis très dense.

Jean Surzur repose au cimeti√®re d'Arzon avec ses parents et ses sŇďurs.

D’après Franck Loiseau "Jean Surzur (1919-1951) pilote d'Aéronautique navale", Les
cahiers de l'ARDHAN n¬į15, 2007.
Avatar de l’utilisateur
pingouin
Lieutenant de vaisseau
Lieutenant de vaisseau
 
Messages: 1243
Inscription: Ven 30 Mar 2012 10:07
Medals: 8
carriere militaire (1) Assiduité au forum (1) Animation du forum (1) dossier 1ere classe (1)
récits et histoire vécu (1) Rédacteur site web Aero-PA (1) Ambiance et bon esprit (1) +6 mois d'ancienneté (1)

Retourner vers Pilotes de légende

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Majestic-12 [Bot] et 2 invités