AIM-7 Sparrow


F-14 Tomcat Caractéristiques:
Mise en service:  Juillet 1956.
Retrait:  En service .
Type:  Missile air-air moyenne portée.
Constructeur:  Raytheon Co.
Motorisation:  Un moteur-fusée Rocketdyne Hercules Mk58 MOD 0
ou
un Aerojet MK 65 MOD 0
Longueur:  3,68 mètres.
Diamètre:  20,3 cm.
Envergure:  1,20 m.
Masse:  228,2 kg
Plafond de vol:
Distance de tir:  70 km à 100 km
Vitesse:  Mach 3,7
Guidage:  radar doppler semi-actif.
Charge militaire:  39,9 kg
Déclencheur de la charge:  fusée d'allumage Mk-71.
Coût: 125 000 $


Historique:

F-14 Tomcat L'histoire de l'AIM-7 Sparrow débute en 1947, lorsque l'US Navy lance le programme secret Hotshot.
Pour ce projet, la marine américaine contacte la société Perry en lui demandant de transformer la roquette air-air non-guidé HVAR (High Velocity Aerial Rocket) de 127 mm en un missile air-air à guidage radar.
Désigné KAS-1 en 1947 puis AAM-2 en Septembre de la même année, les premiers essais révèlent que la roquette HVAR ne peut être transformé en missile guidé.
La société Perry développe alors une nouvelle arme au diamètre plus grand. Ce missile prend alors la désignation AAM-N-2 en 1948.
Les premiers vols avec des armes inertes ont lieu en 1948, mais il faudra attendre 1952 pour les premiers tirs réussis sur cible.
La mise en service de l'AAM-N-2 Sparrow I n'a lieu qu'en Juillet 1956 en raison de nombreux problèmes de développement ensentiellement liés au système de guidage du missile.

Les premiers chasseurs à mettre en oeuvre le Sparrow I sont les F3H-2M Demon et les F7U-3M Cutlass.
Pour autant, l'AAM-N-2 va se révéler très décevant.
Il n'est pas "fire and forget", l'appareil tireur est obligé d'illuminer la cible durant toute la durée du vol du missile.
Le Sparrow I n'a pas de capacité de tir vers des cibles volant à une altitude inférieure à celle de l'avion tireur.
Enfin, en raison de la capacité des capteurs des chasseurs de l'époque, le tir doit être fait à vue.

L'AAM-N-2 Sparrow I n'est donc fabriqué qu'à 2 000 exemplaires et, il fut rapidement remplacé par une version développée par la société Douglas, l'AAM-N-3 Sparrow II.
Le choix de l'avionneur Douglas n'est pas un hasard puisque l'US Navy souhaite que le chasseur F5D Skylancer puisse tirer ce missile... Et c'est justement Douglas qui fabrique cet aéronef.
Dans le même temps, les Canadiens se lancent dans le programme avec comme vecteur, le CF-105 Arrow. Le partenariat sera cependant de courte durée, en raison de l'abandon du programme de ce chasseur.
Ce retrouvant seul sur le programme, la société Douglas abandonne le développement du Sparrow II.

En 1955, pendant que les sociétés Perry et Douglas développent respectivement le Sparrow I et II, la société Raytheon travaille de son coté sur l'AAM-N-6 Sparrow III.
Ce modèle est doté d'un radar semi-actif.
Raytheon, qui ne va pas tarder à devenir un spécialiste des missiles pousse les recherches et le développement de l'AAM-N-6 et améliore en particulier la propulsion et la charge militaire, deux éléments indispensables pour disposer d'un missile efficace.
Après avoir pris la désignation AIM-101, le Sparrow III reçoit sa codification définitive, AIM-7 en 1963.
L'ensemble de la gamme Sparrow est alors renommée, afin de mieux comprendre cette nouvelle nomenclature, en voici un récapitulatif:
F-14 Tomcat Les premiers F-4 Phantom II emportent des AIM-7D, puis assez rapidement des AIM-7E.

Lorsque le F-14A Tomcat entre en service en 1972, l'ensemble des appareils de l'US Navy volent avec des AIM-7E.
Afin d'adapter le missile au radar AWG-9 du Tomcat, une sous version est développé, l'AIM-7E4. Dans la gamme des AIM-7E, les F-14 n'embarqueront que ce modèle.

En raison de son faible ratio de coup au but, moins de 10 % des AIM-7 tiré durant la guerre du Viet-Nam atteignaient leurs cibles, une nouvelle version est développée par Raytheon, l'AIM-7F.
L'AIM-7F dispose d'un nouveau moteur-fusée (Rocketdyne Hercules Mk58 MOD 0 ou un Aerojet MK 65 MOD 0), il reçoit un nouveau radar d'acquisition, l'AN/DSQ-35, ainsi qu'une nouvelle charge militaire.

En 1982, une nouvelle version entre en service, l'AIM-7M.
Cette évolution du Sparrow donnne au missile la capacité de "look-down/shoot-down" (acquisition vers le bas et tir vers le bas). Un nouveau pilote automatique permet également à l'appareil tireur d'illuminer la cible uniquement lors de la phase finale de vol du missile.
Une meilleure résistance au ECM (contre-mesures électroniques) a été intégrée sur les AIM-7M.

En 1987, Raytheon développe une nouvelle version, l'AIM-7P qui est optimisé pour l'acquisition et la destruction de cibles de petites tailles volant à basse altitude.

Durant sa carrière opérationnelle, le F-14 Tomcat a utilisé des AIM-7E4, F, M et P.


D'autres versions du Sparrow ont été développées, dont les RIM-7 plus connu sous le nom de Sea-Sparrow qui sont des missiles mer-air de défense des bâtiments de surface.
On peut également évoquer le Sparrow X à ogive nucléaire, l'AIM-7G développé pour le F-111D, l'AIM-7N conçu pour le F-15 Eagle, ainsi que l'AIM-7Q qui couplerait à son acquisition radar une détection IR (Infra-Rouge).
La version actuellement en service est l'AIM-7R, qui est issue des AIM-7P Block II, cette version a comme la version Q une acquisition radar passive/semi-active couplé à une voie IR.

Tous les AIM-7 ont disposé ou disposent de versions d'entrainements désignés ATM-7(entrainement au tir), CATM-7(version non largable), DATM-7 (version d'entrainement à la maintenance), et CAEM-7 (version avec une tête active pour tir simulé).

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